Hymne sur la Nativité de St-Ephrem

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Déc 242012
 

Bienvenu aux auditeur de la série “Aux premiers temps de la chrétienté”

Durant l’émission de Noël à Radio Ville-Marie (diffusée le 25 décembre à 21h00 et en reprise dimanche le 30 à 10h00) il a été question d’un hymne de St-Éphrem :

1. Ce jour, mon Seigneur, a réjoui
Les rois, les prêtres et les prophètes,
Car leurs paroles en ce jour furent accomplies
Et devinrent toutes réalités.

Refrain : Gloire à toi, Fils de notre Créateur !

2. La Vierge a mis au monde aujourd’hui
L’Emmanuel en Bethléem ;
La parole dite par Isaïe
S’est aujourd’hui réalisée.

3. Il est né en ce lieu,
Celui qui dans un livre dénombre les peuples ;
Le psaume par David chanté,
Aujourd’hui s’est accompli.

4. La parole prononcée par Michée
Est devenue aujourd’hui réalité :
Un berger sort d’Éphrata,
Et son bâton guide les âmes.

5. Voici qu’une étoile se lève, issue de Jacob :
Un chef surgit d’Israël ;
La prophétie prononcée par Balaam
Trouve aujourd’hui son explication.

6. Elle est descendue, la lumière cachée ;
À traver un corps sa beauté s’est manifestée.
L’astre levant dont a parlé Zacharie
À Bethléem a brillé aujourd’hui.

7. Elle s’est manifestée, la lumière royale,
À Éphrata, la vie royale.
La bénédiction prononcée par Jacob
atteint aujourd’hui sa plénitude.

 

La suite se lit ici : Éphrem de Nisibe médite la Nativité du Sauveur

Cet hymne a été publiée dans Éphrem de Nisibe, Hymnes sur la Nativité, Sources Chrétiennes n° 459, Cerf, Paris 2001.

Nous t’aimons Georges!

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Déc 122012
 

 

gleroux

 

 

 

 

 

 

Le professeur Georges Leroux nous apprend à dire «je t’aime» en grec ancien sur le site de Radio-Canada!

Que de beaux souvenir de séminaires suivis avec toi sur la République de Platon, sur Plotin et sur la conception de l’âme chez les grecs. Nous t’aimons Georges!

Déclin de la civilisation sumérienne et changement climatique

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Déc 102012
 

Ça va intéresser bien du monde ça!

Une civilisation + un changement de climat = déclin et disparition de la langue…

Une hypothèse. certes, mais intéressant!

Détail en anglais :

Sumerian Language & Climate: Long Drought Killed Off Ancient Tongue, Research Suggests

Évangile de Judas : Mise au point au sujet des nouveaux fragments

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Déc 092012
 

Depuis la mise en ligne de mon article L’Évangile de Judas cinq ans après sa (re)découverte. Mise à jour et perspectives, je reçois des courriels de lecteurs qui doutent de ce que je dis. Afin de vous rassurer, si cela est possible : Il n’y a pas de complot visant à censurer l’Évangile de Judas. Mon article n’a pas été commandé par les autorités religieuses et il ne s’agit pas de propagande religieuse et anti-scientifique. Je persiste et je signe (et svp, lisez mon article au complet, pas seulement l’introduction et la conclusion…) : Les volumes consacrés à l’Évangile de Judas publiés par la National Geographic Society et traduits dans de nombreuses langues l’ont été prématurément, avant que la communauté scientifique n’ait pu discuter du contenu (il n’y a pas eu d’examen par les pairs, ce qu’on appelle en anglais «peer review»). C’est très inhabituel que des livres de vulgarisation destinés au grand public paraissent avant les rapports scientifiques. Ce fut le cas avec l’Évangile de Judas. Je n’invente donc pas, ni ne donne une série d’«opinions» en «(gardant) le silence sur ce qui (me) gêne». Je donne des exemples précis de traductions qui me semblent nettement orientées en m’appuyant sur la sémantique et la syntaxe du copte (lisez l’article svp avant de me dire que j’invente tout et que je spécule). De plus, il y a effectivement des nouveaux fragments de l’Évangile de Judas qui ont fait surface et qui corrigent et rendent désuète l’interprétation initiale proposée par l’équipe qui a produit les premières traductions destinées au grand public. C’est super intéressant tout ça et je m’étonne que certains lecteurs aient des réserves à recevoir et à accepter ces nouvelles données, soupçonnant un complot des autorités religieuses et qu’ils tiennent mordicus à la version popularisée par la campagne médiatique et les publications de la National Geographic Society.

Je ne suis absolument pas le seul à le dire qu’il y a des nouveaux fragments. Ils sont accessibles (avec des images digitales) sur la page web de Gregor Wurst (Université d’Augsbourg), lui qui était de l’équipe initiale. Mais encore, un article scientifique paru dans la revue Early Christianity en 2009, signé par le trio Krosney, Meyer et Wurst (trois signataires de livres publiés à la National Geographic Society), en présente un rapport préliminaire :

H. Krosney, M. Meyer, G. Wurst, « Preliminary Report on New Fragments of Codex Tchacos » Early Christianity 1, 2010, p. 282-294.

Cet article n’est pas accessible gratuitement sur le web, mais si vous vous adressez à une bibliothèque universitaire, le personnel se fera un plaisirs de vous le rendre disponible. Je l’ai en format PDF, mais je ne me risque pas à le diffuser…

Une monographie en espagnol, recensée par Louis Painchaud dans le numéro 3-2012 de la Revue d’histoire des religions en propose une traduction. Ce même Louis Painchaud en a fait état à l’Académie des inscriptions et belles lettres le 13 mai 2011. Anna Van den Kerchove (Institut européen en sciences des religions) le signale sur son blog et renvoie à la page web de Gregor Wurst.

**En date du 6 janvier 2013 j’ajoute un lien vers la nouvelle traduction française de Pierre Cherix (Université de Genève) qui tient compte des nouveaux fragments (un PDF va s’ouvrir) : http://www.coptica.ch/Cherix-EvJudas.pdf.

J’ignore pourquoi le grand public n’est pas informé de ça.

Ce qui devrait nous étonner et qui devrait alimenter nos réflexions est plutôt le silence des médias concernant ces nouveaux fragments.

En souhaitant que la National Geographic consacre un numéro thématique aux nouveaux fragments. Mais peut-être que ça ne serait pas aussi vendeur ? La question se pose…

(article de mai 2012)